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maraîchers

  • Des corridors écologiques...aussi à pa Robertsau

    L'État et la Région Alsace devront mettre en place d'ici fin 2012 un schéma régional de cohérence écologique et un comité d'orientation sur la biodiversité et le paysage. La trame verte, démarche initiée par la Région en 2003, constitue un bon travail préparatoire pour ce schéma.... Les espaces urbains sont autant concernés que les ruraux. « En ville, dit Françoise Buffet, adjointe au maire de Strasbourg, le problème est à la fois social et environnemental ; il faut d'abord recréer des liens entre les habitants et la nature ». Cela passe par le maintien des exploitations agricoles. Il en reste 200 dans la CUS, mais seul 1,3 % du territoire est cultivé en agriculture biologique. L'objectif est de passer à 7 % en 2014 et à 20 % en 2020.

    Reconnecter les espaces naturels

    Selon les études sur les milieux naturels, en plaine d'Alsace et dans les Vosges, un tiers des espèces animales et végétales sont menacées. En montagne, les principaux noyaux de la biodiversité se situent au-dessus de 800-900 mètres, dans les forêts et les chaumes d'altitude. Dans la plaine, les grands espaces naturels d'un seul tenant ne représentent que 15 % des surfaces. Il faudrait multiplier par cinq le nombre des connexions entre ces espaces naturels pour garantir le maintien de la biodiversité et la maîtrise de l'étalement urbain dans les vallées vosgiennes. C'est tout l'enjeu de la trame verte qui prévoit de créer 118 connexions écologiques supplémentaires dans la plaine et 62 dans les Vosges. La Région Alsace soutient entre autres la réhabilitation de haies et la création de vergers à haute tige, la renaturation de sites écologiques dégradés, le rétablissement de ceintures vertes autour des villages, la construction de passages à faune par-dessus les routes, etc.....

    extraits dna du 130410

    commentaire : Sachant que la région Alsace perd chaque année des dizaines hectares de bonne terre (lotissements, routes, etc.) pour une urbanisation galopante, faire des petits chemins de Poucet cela relève de haute couture écologique... Ce n'est pas tenable à ce rythme. A la Robertsau, il ne reste plus que 2 maraîchers...mais que d'immeubles et 24 000 habitants.

  • robertsau : le dernier des Mohicans-Maraîchers

    La famille de Jean-Pierre Andrès est installée à la Robertsau depuis 1928. L’exploitation ne fait plus que de la vente aux particuliers. (Loïg Loury / CUEJ) La famille de Jean-Pierre Andrès est installée à la Robertsau depuis 1928. L’exploitation ne fait plus que de la vente aux particuliers. (Loïg Loury / CUEJ)
    L’eldorado des terres agricoles

    Les surfaces cultivées couvrent un tiers du territoire de la CUS. Des espaces en principe protégés mais convoités par la collectivité en manque de terrains.

    A la Robertsau, le dernier des maraîchers tient bon. Dans les années 1980, une cinquantaine de producteurs de fruits et légumes était installée dans ce quartier de Strasbourg. Aujourd'hui il n'en reste plus qu'un, coincé au cœur d'un quartier résidentiel. Jean-Pierre Andrès a repris l'exploitation familiale en 2002 : « Je revois encore les maisons se construire autour de nous. Avant, il n'y avait que des champs. » A la Robertsau comme partout dans la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS), la ville grignote les terres agricoles.
    Aujourd'hui les exploitants agricoles ne sont plus que 200, contre 270 en 2001. Lors d’un départ en retraite, la terre perd en général sa vocation agricole. « Hormis les fils d'exploitants, aucun agriculteur ne s’installe plus en zone urbaine aujourd'hui. Il faudrait une fortune », constate Christian Dirwimmer, chef de service de la Safer dans le Bas-Rhin (Société d'aménagement foncier et d'établissement rural), l'organisme chargé de gérer le foncier agricole. Dans la course à la terre, la collectivité est devenue hors de prix.

    L’espace cultivé est grignoté

    Résultat : la surface agricole s'amenuise. Soit les terres sont vendues par leurs propriétaires à un promoteur immobilier : « Avant la crise, on venait chaque année nous faire une offre », explique Jean-Pierre Andrès. Soit les terres sont achetées ou réquisitionnées par une collectivité pour un projet d'aménagement. Dans le second cas, la terre est grignotée petit à petit : deux-tiers des exploitations de la Communauté ont perdu en surface au cours des dix dernières années. Malgré cela, dans les 28 communes qui composent la CUS, les terres agricoles représentent toujours plus de 10 000 hectares, soit le tiers du territoire.
    A priori, personne ne peut y construire un lotissement ou une salle de concert, sauf modification des plans d'urbanisme. Ces surfaces sont protégées par leur classement en « zones agricoles » et « non-constructibles ». Le reclassement demande du temps et beaucoup de concertation. C'est la collectivité qui décide, avec la Chambre d'agriculture et la Safer....

    extraits et source mcsinfo rédacteurs Romain Mielcarek, Catherine André, Benjamin Poulain, Jean-Baptiste Durand, Mayore Lila Damji