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déplacement

  • Strasbourg La ville en débat / A propos du port aux pétroles une proposition séduisante de l'ADIR ROBERTSAU

    Jean Daniel Braun, au nom de l'Association de défense des intérêts de la Robertsau (ADIR), dont il est le vice-président, exprime dans une tribune tout l'intérêt que peut présenter une raffinerie de Herrlisheim désaffectée pour une relocalisation éventuelle du port aux pétroles de Strasbourg.

     « Il suffit de consulter un plan de l'agglomération strasbourgeoise pour se rendre compte des handicaps de la localisation du port au pétroles. Enclavé entre le Rhin, une zone de loisirs, la forêt de la Robertsau et une zone d'habitation dense, les inconvénients de sa situation historique relèvent de deux ordres.

    Accessibilité

     Les autoroutes d'accès vers Strasbourg sont situées en bordure Ouest et Nord de l'agglomération. Le port naturellement au bord du Rhin, est situé à l'Est. Les poids lourds traversent ainsi Strasbourg de part en part. Il suffit de voir le ballet de camions sur l'ex RN 4, aujourd'hui futur boulevard urbain, pour se rendre compte des problèmes occasionnés par cette localisation.
     La future liaison inter-ports envisagée par les municipalités successives, aujourd'hui semble-t-il remise à plus tard, ne viendra certainement pas remédier à cette situation, Elle occasionne un détour de 60 kilomètres, aller et retour, dont une grande partie sur l'autoroute A 35, déjà largement saturée.
     Le serpent de mer, ouverture de la route dite EDF à la circulation, présente de nombreux inconvénients, tels que les autorités successives se sont bien gardées de faire avancer le projet. De toute façon, aboutissant en plein coeur d'une zone Seveso 2, l'application des règlements européens ne laisse que peu ou pas d'espoir à ses partisans.
     Le port aux pétroles est raccordé fer par une voie traversant l'écluse nord par un pont tournant. Le coût de l'entretien et de fonctionnement d'un tel équipement ne permet pas l'exploitation rationnelle de ce type de transport qui ne semble d'ailleurs plus utilisé. Ainsi, à part le transport par pipeline et par voie d'eau, le port aux pétroles souffre de handicaps logistiques sérieux pour assurer sa fonction, notamment en termes économiques.

    Risques technologiques

     Le plan de prévention des risques technologiques (PPRT) a été prescrit par arrêté préfectoral le 2 mars 2009. Sa mise en vigueur est régulièrement retardée, vraisemblablement en raison des difficultés rencontrées. Il devrait faire l'objet d'une enquête publique en 2011 et d'une mise en vigueur, éventuellement en 2012. Quelles conséquences pour la zone du port aux pétroles ?
     Circulation réservée uniquement à l'acheminement des produits pétroliers et à l'accès à la station d'épuration sur le quai Jacoutot est, le rond-point rue de Rouen-rue de Lubeck et la route dite « EDF ». Les zones de loisirs deviennent inaccessibles. Déplacement de la déchetterie. Expropriation des entreprises sans relation avec celles classées Seveso. Déplacement du stade de la Carpe-Haute. Déplacement de certains jardins familiaux. Travaux sur les maisons de la partie est de la rue de la Carpe-Haute et le château de Pourtalès.
     Cet ensemble d'obligations va nécessiter un budget conséquent, pour préserver une activité problématique dans sa localisation actuelle. Ne serait-il pas plus rationnel d'investir dans de nouvelles installations permettant un développement d'activités ? La fermeture de la raffinerie de Reichstett devrait être l'occasion d'un regroupement des activités de stockage pétrolier dont les capacités devront certainement être accrues. Augmenter le trafic de poids lourds de et vers le port aux pétroles n'est pas envisageable sans risques importants pour la population strasbourgeoise.

    La solution

     Le terrain de l'ancienne raffinerie de Herrlisheim est à l'abandon. Équipé d'une darse sur le Rhin, il est raccordé fer et proche de l'autoroute. L'ensemble des pipelines ont un terminal disponible. Sa dépollution, si elle reste à faire, doit être à la charge du propriétaire, le groupe Total, selon la loi pollueur-payeur. 250 hectares de terrain industriel présentant de tels avantages laissés en friche !
     Mesdames et Messieurs les politiques, un peu de courage. Il faut se battre, dynamiser le tissu industriel en proposant une implantation favorable aux activités qui cherchent à se développer. Peu de localisations présentent de telles opportunités. Ne laissez pas passer cette occasion de libérer la ville et la Robertsau de risques d'explosion et d'une circulation de poids lourds transportant des produits inflammables. L'avenir de Strasbourg vous remercie.»

    Commentaire : facile.. on déplace les installations par un coup de baguette magique qui pose aussi problème qui va payer ? les industriels certainement pas, les contribuables de la CUS sûrement au profit de qui ? la commune e Herlisheim qui n'est pas dans la CUS....donc moins de recettes et de retombées d'emplois pour un coût conséquent pour la CUS mais... la sécurité n'a pas de prix...