18.03.2010

GCO les positions des candidats aux régionales

JACQUES BIGOT, PRÉSIDENT DE LA CUS, TÊTE DE LISTE PS-EUROPE ÉCOLOGIE : « Le GCO constitue une mauvaise réponse à un vrai problème. Ce projet, qui mangera des terres agricoles, ne constitue pas une solution à l'engorgement de Strasbourg. De plus, il sera doté d'un péage dont on ne connaît pas le coût. On voit ce que cela donne au tunnel de Ste-Marie-aux-Mines où les poids lourds continuent à passer par les cols. Même s'il est prévu une concession, l'État, dans un courrier aux collectivités en 2006, a laissé entendre qu'il leur faudrait peut-être cofinancer le projet. La Région Alsace, si demain nous sommes majoritaires, n'y participera pas. La CUS non plus. »
PATRICK BINDER, CONSEILLER RÉGIONAL, TÊTE DE LISTE FRONT NATIONAL : « J'ai toujours été opposé au GCO qui ne fera que renforcer la sururbanisation de notre petite région au détriment des surfaces agricoles. Les études prouvent que le report de circulation sur le GCO désengorgera très peu la ceinture strasbourgeoise, et le tout pour un coût exorbitant. La seule solution consiste à diminuer le transit routier international notamment en développant le ferroutage. Si on était dans une république vraiment démocratique il y aurait un référendum sur le sujet dans le Bas-Rhin. »
PHILIPPE RICHERT, SÉNATEUR, TÊTE DE LISTE MAJORITÉ ALSACIENNE : « Je m'étonne de la période à laquelle cette décision est rendue mais c'est une décision que je ne remets pas en cause. Beaucoup s'étaient réjouis de l'avis rendu par le rapporteur public et de l'indépendance du Conseil d'État. Il s'agit aujourd'hui d'avoir la même position. Les collectivités locales doivent cependant regarder comment à l'ouest du département du Bas-Rhin on peut mieux relier le Kochersberg à Strasbourg. Cela passe par la réalisation d'un transport en site propre, un bus à haut niveau de service, avec voie dédiée et sans feux, que l'on pourra remplacer le cas échéant par un tramway. »
ANDRÉ REICHARDT, PRÉSIDENT SORTANT DU CONSEIL RÉGIONAL : « Comme Adrien Zeller, je n'ai jamais fait mystère de mon soutien au GCO. Il permettra de terminer l'axe autoroutier nord-sud et de faciliter le transit des poids lourds pour lesquels il sera obligatoire. Mais il est vrai que ce projet ne réglera pas tous les problèmes d'accès à Strasbourg. S'il n'est pas question que les collectivités y mettent de l'argent, le GCO nécessitera des mesures d'accompagnement comme la mise en service d'un transport collectif en site propre sur l'axe Wasselonne-Strasbourg. »
GUY-DOMINIQUE KENNEL, PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL DU BAS-RHIN : « La décision du Conseil d'État rejoint l'avis constant du conseil général depuis 2005. La problématique est complexe et je reconnais que certains arguments des opposants sont recevables, mais il faut aussi entendre les riverains de l'A 35 et ceux qui sont dans les bouchons. Je m'inscris en faux contre ceux qui disent que nous sommes pour le tout route : le GCO n'est pas la solution unique. Il y a aussi le transport en site propre entre Wasselonne et Strasbourg. En matière environnementale il y aura des compensations et des mesures d'accompagnement. »
MAURICE WINTZ, PRÉSIDENT D'ALSACE NATURE : « Je suis un peu surpris car les conclusions du rapporteur public étaient à l'opposé de la décision rendue. Je précise qu'il reste d'autres contentieux en cours au tribunal administratif concernant le GCO et on va continuer à suivre les démarches administratives liées au projet pour les contester. Notre contre-expertise a montré que le report de circulation ne sera pas efficace. La DUP ne vaut pas décision de travaux et ne marque pas la fin du processus. La guerre de tranchées va continuer. On va essayer de remobiliser au maximum en faveur d'une alternative qui fait notamment appel au ferroutage et à des systèmes de transports collectifs performants. »
LE COLLECTIF « GCO NON MERCI » : « Cette décision est incompréhensible. Elle ne fait que renforcer notre détermination. Les conclusions du rapporteur public sont une arme de plus dans la poursuite farouche de notre combat pour faire tomber ce projet prédateur de près de 400 hectares de terres fertiles, incohérent avec les enjeux énergétiques, climatiques, de santé publique et qui réduit à néant les espoirs mis dans le Grenelle de l'environnement. »

 

Édition DNA du Jeu 18 mars 2010

Commentaire :  la véritable utilité du projet GCO reste à démontrer, d'autant qu'il sera à péage et qu'il n'absorbera qu'un faible trafic de l'ordre de ...4 % de l'autoroute A35.

De plus, tout projet routier oblige les collectivités locales à cofinancer de l'ordre de 25 à 50% avec l'ETAT la réalisation du GCO par une part significative de nos impôts ! Ce qui veut dire, n'en déplaise aux candidats qu'ils seront OBLIGES DE PAYER une somme de 185 millions d'€ sur les 370 millions d'€ (coût toal estimé du GCO).

Un GCO a été réalisé en Ecosse du même type et a donné un fiasco financier voir les tarifs en avant-goût pour les alsaciens en cliquant ici