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Robertsau-wacken Quartier d’affaires : la Ville reprend la main

C’est désormais la Ville de Strasbourg qui pilotera, en régie, l’aménagement du quartier d’affaires international du Wacken. Outre les bureaux, le projet compte des réserves foncières pour les institutions européennes et des logements sociaux.

Le profil juridique de l’opération Wacken a changé. L’esprit du projet aussi, un peu. Lundi prochain en conseil municipal, les élus se pencheront sur une délibération qui relancera le dossier interrompu cet été.

Désormais, les opérations d’aménagement seront faites en régie avec une assistance à maîtrise d’ouvrage. Un appel d‘offres sera mené plus tard pour attribuer les différents lots. Exit donc la vente sèche à un seul et unique opérateur omnipotent, comme envisagé initialement.

La Ville s’était en effet engagée l’année dernière, après appel à candidatures, dans des discussions très serrées avec le groupe Bouygues pour la réalisation d’un quartier d’affaires au Wacken, en lieu et place de l’actuel Parc des expositions.

Une promesse de vente devait être signée cet été. Mais à la surprise générale, la procédure a été interrompue en juillet. Selon la Ville, les discussions avec l’opérateur immobilier avaient fait évoluer le projet en y ajoutant des aspects non prévus initialement, de telle sorte que les services juridiques de la collectivité auraient tiré la sonnette d’alarme. « Le projet s’est étoffé au fil des mois et nous avons préféré jouer la sécurité juridique », a redit hier le sénateur-maire Roland Ries en présentant la délibération qui sera soumise lundi au conseil municipal. En clair, l’opération s’exposait à un recours devant le tribunal administratif de la part du candidat écarté, Nexity, ou de toute autre partie.

Pour l’opposition, cette péripétie cache un problème de commercialisation des bureaux et donc un problème d’attractivité de la ville. Mais la municipalité reste sur sa première explication, la faille juridique liée à l’évolution des contours de l’opération.

Lundi, il sera donc proposé de lancer une concertation publique d’ici à la fin d’année puis dans la foulée, un concours de maîtrise d’œuvre pour retenir une équipe d’urbanistes, bureau d’études techniques et paysagistes qui accompagneront la collectivité dans la phase d’aménagement du site.

Le projet initial était un quartier d’affaires destiné à accueillir des bureaux haut de gamme et des sièges d’entreprises, ainsi que des activités commerciales. 100 000 m 2 en tout, dans une première phase entre l’allée du Printemps et le boulevard de Dresde. Aujourd’hui, il s’agit d’un quartier mixte comptant plus de logements qu’initialement prévu avec pour nouveauté des logements sociaux (25 %) et des équipements publics. Un « anti-quartier de la Défense », précise même l’adjoint au maire Alain Fontanel.

Le transfert d’une partie au moins de l’administration du Parlement européen

Ainsi, sur les 100 000 m 2 de la première phase (la seconde n’est pas à l’ordre du jour), 30 000 m 2 seront destinés à des projets liés aux institutions européennes. Une façon de délivrer un message sur le statut de capitale européenne de Strasbourg. « On a souvent dit qu’il y avait un problème d’espace à Strasbourg, c’est la preuve par 30 000 m 2 que ce n’est pas vrai », poursuit Alain Fontanel. Roland Ries pense en effet pouvoir obtenir le transfert d’une partie au moins de l’administration du Parlement européen à Strasbourg.

80 % des 70 000 autres mètres carrés seront consacrés aux activités tertiaires, bureaux, commerces et hôtels. Restent donc environ 14 000 m 2 qui seront réservés à des logements, dont un quart de logements sociaux....extraits dna

Le prochain conseil municipal aura lieu lundi à 15 h, au centre administratif.

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