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Grand Contournement Ouest : Le problème de l'engrgement doit être résolu

Où en est la taxe poids-lourds réclamé depuis plus de 8 ans en Alsace ? On en assez de payer l'entretien des routes pour le transit des poids-lourds qui se déroutent  de l'Allemagne (où cette taxation existe....)sur l'axe alsace A35.

Que fait-l'Etat Français et surtout que font nos élus locaux ?

1/Publié dans l’Officiel des Transporteurs

http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/54634/grand-contournement-ouest-de-strasbourg-le-ton-monte-entre-l-etat-et-vinci.html

Transport routier de marchandises

Grand contournement ouest de Strasbourg : le ton monte entre l'État et Vinci

Par Louis Guarino | L'Officiel des Transporteurs |11/06/2012|

Dans le projet de grand contournement ouest de Strasbourg, l'État refuse d'accorder au groupe Vinci une prolongation de son statut de concessionnaire au-delà du 28 mai 2012. Nicole Bricq acte les difficultés pour boucler le financement.

Le torchon brûle entre la ministre de l’Écologie, Nicole Bricq, et le groupe Vinci. En cause, l’enterrement du projet de contournement autoroutier de Strasbourg qui vise à décongestionner l’agglomération alsacienne et représente un budget de 600 millions d'euros pour 30 km d’autoroute.

"Vinci vient d’être informé par l’Etat-concédant de sa décision de lui retirer le statut de concessionnaire pressenti de l’autoroute A355, grand contournement ouest de Strasbourg", indique le groupe dans un communiqué publié le 5 juin. L’entreprise déclare "prendre acte de cette décision" alors qu’elle a été désignée comme attributaire pressenti le 12 janvier 2012. Elle souligne toutefois avoir sollicité l’État pour obtenir une prolongation de son statut de concessionnaire au-delà du 28 mai 2012 afin de boucler son plan de financement.


Un fin de non-recevoir du ministère

La réaction de la ministre ne s’est pas fait attendre. "Alors même que le délai de remise des accords avec les banques a été repoussé à deux reprises (ndlr : 20 mai puis 28 mai), Vinci n’a pas été en mesure de conclure ses discussions avec les banques prêteuses dans les délais fixés par le règlement de consultation, note-t-elle. Ce n’est donc pas l’État qui renonce au projet de contournement de Strasbourg, c’est le concessionnaire qui n’a pas répondu à l’offre dans les temps."

Nicole Bricq ajoute que "les difficultés environnementales qui entouraient ce projet contesté n’avaient en outre pas permis l’intervention de la Banque Européenne d’Investissement ce qui constituait un handicap important."

Le problème de la congestion de Strasbourg reste entier

2:Communiqué de presse FNAUT Alsace

La réseau FNAUT Alsace, membre de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports, souhaite apporter une contribution au débat nécessaire concernant les déplacements en Alsace après l’annonce de l’abandon du projet de Grand contournement ouest de Strasbourg

Nous rappelons que nous avons combattu ce projet qui ne pouvait être une solution au problème posé : l’embolie de la circulation strasbourgeoise lors des pics de déplacements pendulaires. Nous nous situons par ailleurs dans un contexte de hausse du prix de l’énergie et de nécessité vitale de lutter contre la pollution de l’air.

Nous n’oublions pas que d’autres débats ne peuvent en être isolés : poursuite de la modernisation du réseau ferroviaire existant, projet de tram-train, dégradation de l’offre TER, projet de ligne à haute niveau de service Wasselonne-Strasbourg, projets de création de nouvelles lignes ferroviaires Colmar-Fribourg et Bollwiller-Guebwiller.

D’une part, nous estimons que la vraie réponse consiste à travailler sur la maîtrise du trafic routier lié aux personnes et aux marchandises en appliquant enfin les décisions prises en matière de taxe poids lourd et en luttant efficacement contre l’autosolisme de toutes ces personnes, seules dans leur voiture bloquée le matin et le soir dans les bouchons. En outre, nous déplorons que le ferroutage n’ait toujours pas été réellement développé, contrairement à ce qui se fait chez nos voisins européens.

D’autre part, nous estimons qu’il faut réellement tout mettre en œuvre au niveau des décideurs institutionnels pour
- encourager et favoriser l’usage des transports en commun ;
- promouvoir la mobilité durable et l’ensemble des modes doux de déplacement.

Pour cela, il sera nécessaire non pas d’ouvrir de nouvelles voies routières, mais de réaliser des équipements de nature à offrir des opportunités non négligeables de travail pour les entreprises et leurs salariés tant en ce qui concerne les infrastructures que les matériels de transport en commun.

Afin de rendre les modes de déplacements alternatifs suffisamment compétitifs, pour mettre fin aux ralentissements constants des circulations ferroviaires, les principales gares alsaciennes et leurs approches méritent d’être réorganisées : des travaux sont nécessaires pour valoriser les étoiles ferroviaires, principalement celles de Strasbourg et de Mulhouse ; le réseau en mauvais état est à rénover fortement ; des voies supplémentaires sont à construire, notamment au sud comme au nord de Strasbourg, afin d’augmenter la capacité des lignes sur les tronçons les plus chargés en plaine d’Alsace ; des arrêts nouveaux sont à créer dans des secteurs en développement (logements, emplois, établissements scolaires…) ou susceptibles de favoriser l’intermodalité dans les agglomérations et de générer des gains de temps précieux pour les scolaires et les salariés.

L’axe ferroviaire européen Benelux-Bâle-Italie passant par Strasbourg et Mulhouse va bénéficier de financements pour augmenter sa capacité à accueillir plus de trains de fret par la modernisation de la signalisation : cette réalisation doit être prioritaire.

Enfin, une tarification multimodale claire et simple pour les usagers, incitative et attractive, sur l’ensemble de la Région, réclamée depuis de nombreuses années, doit enfin voir le jour, permettant à tout un chacun de pouvoir comparer le coût réel du transport par la route et le coût réel du transport en commun et de ses compléments, modes doux de déplacement.

Pour fixer les priorités à moyen et long terme, le Réseau FNAUT Alsace estime nécessaire qu’un Schéma régional des transports et déplacements soit enfin élaboré, car l’Alsace est une des deux seules régions à ne pas en avoir à ce jour.

Cette démarche permettra d’avoir en perspective une vision à court, à moyen et à long terme des besoins des usagers et d’ouvrir enfin une concertation avec tous les acteurs concernés, y compris les usagers quotidiens.

Le Réseau FNAUT Alsace et les associations qui en sont membres, dont l’effectif dépasse 1000 adhérents, sont prêts à y prendre leur part et à s’y impliquer activement.

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