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Robertsau / Transports et déplacements Le collectif n’est pas convaincu

Les environs de la rue de Chambord… Où l’on s’inquiète pour la verdure.  (Photo DNA - Michel Frison)
 

On s’y attendait un peu, à la mairie. Le mix proposé la semaine dernière par Roland Ries entre transports en commun et voiries nouvelles pour améliorer la circulation à la Robertsau, ne satisfait pas les pétitionnaires de l’Est du quartier.

« Le tracé reste le même »

Le voisinage direct de la rue de Chambord, qui donne aujourd’hui sur un petit bois en direction du parc de Pourtalès et de la forêt rhénane, se sent particulièrement lésé. « Plutôt qu’un changement de projet, c’est l’histoire d’une pirouette sémantique », attaquent les porte-parole de ces habitants dans un communiqué. « Le tracé de la voie reste le même ».

« Le collectif des habitants a été clair : on ne désire aucune réalisation de route, même pas empruntée par un bus express », poursuivent ces opposants. La crainte qu’ils affichent, est que la voirie interquartier programmée d’ici 2015-2020 entre la clinique Sainte-Anne et le rond-point Mélanie soit trop facilement transformable en voie de desserte nord-sud à l’avenir. Le barreau depuis la rue de la Papeterie est certes abandonné, « mais il n’est pas exclu que les automobilistes en provenance de Schiltigheim fassent à l’avenir un petit détour par la rue de la Renaissance pour se fabriquer une voie alternative vers le sud et le pont de la Porte-du-Canal ».

Enfin, le renoncement à connecter cette nouvelle voie à la route de la Wantzenau, au nord, qui évitera le plus gros du trafic de transit, n’est pas pris au sérieux. A leur décharge, les riverains de la rue de la Renaissance ont déjà vu une fois une piste cyclable transformée en voie routière (pour la desserte du parking de la clinique)…

Bref, l’histoire est celle d’une grande défiance face aux projets des élus dans le secteur (quelle que soit la majorité municipale en place, d’ailleurs). Et d’une foi limitée dans des dispositifs autres qu’un tramway jusqu’au nord.

Dès la rentrée prochaine, un troisième circuit de la navette CTS de desserte interquartiers sera testé. Il partira à nouveau du terminus actuel du tram pour rejoindre la clinique Sainte-Anne, mais cette fois via les rues Boecklin, Mélanie, Kempf et de l’Angle. On verra assez rapidement si cette option convient aux Robertstauviens. Mais seule la prolongation du tramway jusqu’à la Vignette, en 2015 - 2016 peut espérer apporter un désengorgement partiel en termes de circulation automobile dans le secteur.

Le tram, sinon rien

Cette station supplémentaire unique, pour la star des modes de déplacements doux qu’est le tram, ne suffira pas si on en croit les membres du collectif. Qui ne placent par ailleurs aucun espoir d’amélioration dans le bus express, celui qui viendra avec la nouvelle route en 2015 - 2020. « La seule vraie solution serait de prolonger la ligne de tram jusqu’à la clinique Sainte-Anne, et de créer ainsi une ligne directe jusqu’au centre-ville » , martèle encore le communiqué. source dna

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