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Circulation : CiculationPour des solutions de bon sens

Robertsau / Réunion publique

Pour des solutions de bon sens

La réunion publique organisée lundi sur l’avenir de la circulation à la Robertsau a fait salle comble. Roland Ries a annoncé l’abandon de l’idée de jonction entre les rues de la Papeterie et de la Lamproie.

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« Le problème des transports, ce n’est pas que technique. C’est d’abord un choix politique en associant les citoyens, à condition qu’ils soient bien informés », déclarait Roland Ries, sénateur-maire, venu lundi soir accompagné de Nicole Dreyer, adjointe au quartier, et Alain Fontanel, adjoint délégué aux finances ainsi que des techniciens.

Cette réunion d’information et d’échange à la tour Schwab a fait le plein en Robertsauviens soucieux de l’avenir des transports et des déplacements dans leur quartier face à une urbanisation conséquente annoncée.

Le maire de Strasbourg a avoué que son souhait de concertation et de débat participatif n’a rien « d’un long fleuve tranquille ». Les deux écueils à éviter: d’une part faire de la concertation qui n’est que de l’information, d’autre part revoir les orientations données par les instances techniques en fonction des différentes contraintes, notamment financière. « La Robertsau n’est pas un quartier comme les autres, il y a plusieurs Robertsau », poursuivait Roland Ries.

Quatre scenarii envisagés avant la décision fin juin

Cette réunion de concertation, à la suite des dix réunions sur un an de l’atelier de projet, se veut comme « un temps de maturation » avant les choix qu’effectueront fin juin le conseil communautaire et le conseil municipal.

Nicole Dreyer a rappelé les enjeux pour la Robertsau : la limite de l’urbanisation au tracé historique du Canal des Français, la réintroduction du maraîchage, les enjeux du quartier européen au Sud et l’implantation des consulats et de la Maison de l’Europe, le projet d’école européenne, au début de la route de La Wantzenau.

Les réflexions des services techniques et de l’atelier de projet ont débouché sur quatre scenarii, présentés sur grand écran.

Première option : le prolongement du tram jusqu’à la route de La Wantzenau, sans voirie nouvelle;

Seconde option : extension courte du tram, avec un arrêt rue Mélanie, et parallèlement la création à l’Est d’une voie de lisière, le long du canal, vers le pont Pierre-Brousse, ce qui permettra de desservir les nouveaux quartiers urbanisés;

Troisième option : une ligne de bus à haut niveau de service, une voie de desserte plus courte;

Quatrième option : l’extension du tram vers le Nord, avec un parking relais sur la route de La Wantzenau, une voie de desserte courte.

Le réseau de bus sera restructuré parallèlement aux autres modes de transport.

La première question d’un habitant a porté sur l’option de la jonction «rues de la Papeterie-Lamproie», non évoqué sur les plans. « Cet axe Est-Ouest n’est plus d’actualité », a annoncé Roland Ries, information saluée par des applaudissements nourris de la salle.

De très nombreuses questions de particuliers et de membres d’associations ont porté sur le tracé du tram, de la voie de transit, sur la suppression éventuelle d’une partie du jardin de l’Escale, de la Petite Orangerie…

Trouver une complémentarité

« Ce sont des réflexions générales sur les enjeux de la circulation et de l’urbanisation. On n’en est pas encore au tracé exact », précisait Alain Fontanel.

Autre élément pointé par Nicole Dreyer : il ne s’agit pas de voter pour l’un des quatre scenarii, mais « d’envisager les avantages et les inconvénients, de trouver une complémentarité. »....

Yves Le Tallec, conseiller général, a rappelé qu’il militait pour l’extension du tram vers le cœur de la Robertsau, d’abord jusqu’à la place de la Vignette. L’option voie de lisière sera aussi fonction de la définition par le préfet du Plan de protection des risques technologiques, en cours d’élaboration.

Le pragmatisme et le sens des réalités concrètes

Si la demande du prolongement du tram est unanime, Alain Fontanel a évoqué le manque de fréquentation, « moitié moins que sur les autres lignes ». « Il faudra le rendre plus attractif », a-t-il dit.

« Le tram, c’est bien, mais pas partout », précisait Roland Ries en abordant le problème de son coût de fonctionnement. « On ne peut pas raisonner tout en transports en commun. Il faut aussi envisager les déplacements en voiture », ajoutait-il en insistant sur le pragmatisme et le sens des réalités concrètes.

Nicole Dreyer a rappelé les besoins en logements de tous types. D’autres questions ont afflué, révélant par exemple l’opposition de l’ADIR à la voie de lisière. Son président René Hampé a annoncé qu’il allait militer pour un agro-quartier, une idée en gestation à Genève.

La conclusion de Roland Ries : « Ces quatre scenarii ne sont que des ébauches de solutions à des logiques différentes. Une quasi-unanimité : le prolongement du tram jusqu’à la Vignette. Il n’y a pas de réponse miracle. Je suis pour des solutions équilibrées et de bon sens. On va essayer de faire pour le mieux. »source dna

Commentaire : On parle des automobilistes qui roulent seuls dans leurs voitures en transit à la Robertsau de 7 h 30à 9 h00 du matin et c'est ceux-là qui créent un problème . Les robertsauviens de veulent plus de circulation de transit..circuler en toute sécurité .et veulent respirer avec moins de pollution automobile

 

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