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Chimie Le Pôle Alsace met le cap au vert

 

La chimie en Alsace représente près de 10 000 emplois directs. Parmi eux, ce chercheur chez Jungbunzlauer (agrochimie) à Marckolsheim.  Archives Jean-François Frey

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Voué à faire de la chimie alsacienne une filière efficace et porteuse de développement, le Pôle chimie mise beaucoup sur l’écologie. Il aborde 2011, Année internationale de la chimie, avec divers projets.

 

« Faire de la chimie un fer de lance pour le développement de la région, en s’orientant vers la chimie verte, ou chimie durable. Une chimie moins toxique, moins consommatrice d’énergie, plus performante, recyclable ». Voilà la grande ambition du Pôle chimie Alsace, explique son président, Michel Faupel.

Universitaires et industriels

Né en 1999 sous l’impulsion de la CCI Sud Alsace Mulhouse et de l’Union des industries chimiques, le Pôle chimie a pris une nouvelle dimension depuis sa constitution en association en 2009. Porté par divers partenaires financiers (Région, Direccte, Union européenne, CCI, Fondation de l’Ecole de chimie de Mulhouse), ce Pôle basé à Mulhouse emploie trois salariés.

En moins d’un an et demi, cette petite équipe dirigée par Christophe Winkelmuller et le bureau de l’association ont mobilisé de multiples concours dans les deux départements alsaciens : « On a la chance d’avoir un comité stratégique prestigieux, avec des universitaires de renommée mondiale, chargés de réfléchir au devenir de la chimie. Et autour d’eux, on a réuni des représentants de l’industrie, dont les entreprises sont souvent leaders dans leurs domaines », se réjouit Michel Faupel.

Limiter le recours aux animaux de laboratoire

Le Pôle chimie Alsace s’attache notamment à aider les entreprises alsaciennes à prendre le tournant de la réglementation européenne Reach. « Avec Reach, il ne suffit plus aux entreprises de dire que leurs produits ne sont pas toxiques : il va falloir qu’elles le prouvent. Elles auront grand besoin d’analyses. Cela nécessite d’utiliser énormément d’animaux de laboratoire, ce qui coûte cher – en particulier pour les PME — et va à l’encontre de la volonté de l’Union européenne de réduire le nombre d’animaux de laboratoire utilisés », observe Michel Faupel.

Mais il existe un moyen de limiter le recours aux tests impliquant des animaux, souligne-t-il : la biosimulation. « Nous avons la chance de compter au sein de notre Pôle des spécialistes mondiaux de la biosimulation ». Le Pôle chimie Alsace tisse aussi des liens avec le grand pôle de recherche et d’expertise dédié à la toxicologie et à l’écotoxicologie en cours de création à Rovaltain, dans la Drôme. « Ce pôle comptera 200 à 400 chercheurs. Il devrait permettre à la France de rattraper son retard en toxicologie », dit Michel Faupel.

Le Pôle chimie alsacien travaille aussi dans diverses autres directions : rapprochement entre la recherche et l’industrie, formation, innovation, coopération transfrontalière, promotion de la filière…

Redorer le blason de la chimie

En cette année 2011 déclarée Année internationale de la chimie, le Pôle s’attachera à valoriser l’image de la chimie : « Elle a encore trop souvent une connotation négative : beaucoup pensent que c’est quelque chose de dangereux, de toxique… », regrette Hélène Jame, chargée de mission au Pôle. Une image que cette ingénieure juge de moins en moins justifiée. Elle prépare diverses actions pour le démontrer : interventions dans les lycées, présentation de produits « 100 % verts »…

« Il faut faire changer les mentalités et donner envie aux jeunes d’aller vers les métiers de la chimie. J’espère que cette année y contribuera ».

François Fuchs

10 000 emplois directs
La chimie alsacienne, ce sont « près de 10 000 emplois directs et plusieurs milliers d’emplois indirects », estime le Pôle chimie Alsace, qui a ciblé plus de 350 entreprises dans le cadre de son programme. Des entreprises qu’elle classe en trois grands secteurs : le « cœur de cible » (chimie organique et minérale de base, parachimie, commerce de produits chimiques et industrie de transformation) ; les activités connexes (industrie pharmaceutique, recherche et développement, fabrication de fibres artificielles ou synthétiques…) ; les activités en aval (plasturgie, fabrication de papier et carton, industrie de la chimie du cuir, traitement des eaux…). Le Pôle vise aussi des entreprises du secteur agroalimentaire et de l’ingénierie, ce qui porte sa cible à un total de plus de 500 entreprises. Et les frontières de la chimie pourraient être bien plus larges, note Michel Faupel : « Dans une voiture, par exemple, il y a 90 % de chimie ! » source l'Alsace

Commentaires

  • Et dire que je ne connaissait pas ce site, vous voila dans mes favoris !

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