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Chauds, les poireaux

Les deux principales associations de la Robertsau sont vent debout contre l'atelier de projet initié par la municipalité quant à l'avenir du quartier. En résumé, la Ville offrirait là un soupçon de concertation pour faire avaler un gros dossier déjà ficelé.

« Cet atelier de projet est une mascarade », accuse le président de l'ASSER (*), Luc Wehrung. Propos tenus ce 9 novembre devant 150 habitants de la Robertsau invités par l'association à une réunion à l'Escale.

Croire encore que « le PLH est amendable »

 « Les documents de travail sont incomplets, les informations lâchées au compte-gouttes et le PLH n'est pas négociable... », résume le président, amer. « Le sujet est pourtant grave, poursuit-il, puisqu'il s'agit de construire 1 800 logements (en comptant les permis de construire individuels, ndlr) de plus d'ici 2014 et encore autant d'ici 2025 ». Mais apparemment « sans prolongement du tram vers l'intérieur de la Robertsau ».
 En revanche, l'ASSER est persuadée que l'atelier servira à faire passer un scénario qui plaît à la municipalité : celui du « barreau » qui poursuivrait, à l'est, la rue de la Papeterie, pour desservir les futures nouvelles urbanisations, au nord de la rue Mélanie. Un barreau qu'on verrait poindre dans une modification du plan d'occupation des sols actuellement à l'enquête publique.
 Le texte de ladite modification parle bien de développer une « nouvelle voirie desservant les futures urbanisations et supportant un transport en commun en site propre, également à l'étude ». Mais se garde bien de poser un tracé sur la carte, effaçant même les prévisions de tracés du POS originel. Dans l'attente du rendu desdites études. Voire, de propositions de l'atelier de projet ?
 « Nous avons toujours milité pour un projet global où les déplacements sont certes des enjeux capitaux mais pas les seuls », réplique René Hampé, président de l'ADIR (**), dans une lettre ouverte. Avec l'ASSER, il veut croire encore que le Plan local de l'habitat « est amendable ». « Les modifications de fonctionnement des lignes de tram, notamment la ligne F, illustrent bien que des décisions arrêtées peuvent être modifiées », ironise encore René Hampé.
 De son côté, l'ASSER aurait assez aimé voir apparaître dans l'enquête publique une voie de lisière Est pour laquelle elle milite et qui permettrait, selon elle, de soulager d'autres voies structurantes (rue Boecklin et route de la Wantzenau) dans la traversée nord-sud du quartier. Apparemment, ce scénario n'est pas (encore ?) validé pour une étude approfondie.
 Ajoutant sa voix à la grogne, le conseiller général du secteur Yves Le Tallec s'est fendu d'un communiqué. « Les Robertsauviens sont conscients qu'au regard du potentiel foncier de leur quartier, l'implantation de nouveaux logements s'impose », y écrit l'ancien adjoint du quartier. « Mais c'est la méthode employée » qui serait en cause. Où l'atelier de projets ne serait qu'un « alibi démocratique »...

L'idée est d'avoir beaucoup de monde le 20 novembre

 La municipalité n'aurait qu'à bien se tenir « si l'autisme ambiant devait se prolonger », conclut le conseiller général. Chacun rendra à César l'autisme qui lui appartient.
 Reste que l'ASSER a appelé mardi soir les habitants concernés à venir en force consulter le dossier d'enquête publique à la Communauté urbaine et y noter ses remarques.
 L'idée est d'avoir beaucoup de monde, le 20 novembre à partir de 9 h 30, pour saluer le commissaire enquêteur qui sera présent à cette date. « On pourrait ramener chacun un poireau », suggère une dame. Chauds, les poireaux - le symbole de la Robertsau, le quartier du Laüch. Un début de manif ?source dna de ce jour

(*) Association de sauvegarde de l'environnement de la Robertsau. (**) Association de défense des intérêts de la Robertsau

L'enquête publique sur la modification numéro 34 du POS, qui concerne notamment l'urbanisation de la Robertsau, se poursuit au centre administratif, parc de l'Étoile, en salle 462 (4e étage) jusqu'au 9 décembre inclus. Consultation des documents du lundi au vendredi de 8 h 30 à 11 h 30 et de 14 h à 17 h. Présence du commissaire-enquêteur le samedi 20 novembre de 10 h à midi, le vendredi 26 novembre de 10 h à midi et le jeudi 9 décembre de 15 h à 17 h

  • commentaire : nous observons que l'une des associations (Asser) défend une conception archaïque (à l'opposé des recommandations du Grenelle de l'Environnement) c-à-d la voiture et la pollution qui sera engendrée à la lisière de chateau de pourtalès, de la forêt, ce qui dégradera fortement la qualité de la flore,de la faune et du biotop de cett forêt..ce qui rendra son projet de classement en réserve naturelle impossible.. forêt de la Robertsau, ...sans compter l'existence du centre d'initiation à l'environnement situé à la Ferme bussière à l'entrée dudit parc de Pourtalès (qui milite justement pour les éco-gestes et la qualité de l'environnement)....de plus en plus vital à la détente et au besoin d'oxygénation des ses habitants et à ceux de Strasbourg....tandis que l'Adir soutient le transport en commmun et la révision du Plan d'Occupation des Sols (POS) avec son urbanisation telle que le projette la ville de Strasbourg, à savoir 3000 logements prinipalement dans le secteur Est de la Robertsau.... la parole est maintenant aux habitants qui sont ....les premiers concernés..quelques pistes complémentaires au débat  :
  • la ville évoque les Bus à Haute Qualité de Service (BHQS) moins coûteux que le tram et plus rapide à mette en service 
  • un renforcement des pistes cyclables avec une signalisation forte
  • la création d'un réseau de voies vertes pour les piétons,

 les 2 derniers points ayant pour but de réduire la circulation dite de  proximité à l'intérieur de la Robertsau qui représente environ 50% du trafic total des déplacements constatés par les enquêtes de terrain

seraient des compléments nécessaires à étudier

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